Éducation en alimentation..
L’utilisation du terme « éducation » montre bien qu’on demande à celle-ci
de fournir un corps de règles normatives et de remédier aux connaissances jugées
insuffisantes. La formation alimentaire se fait surtout lors de l’enfance en même
temps que les apprentissages élémentaires. Elle doit être d’une certaine manière
permanente car le système de production évolue sans cesse. S’y ajoute le fait
qu’existe une grande rémanence des comportements.
Ceux des seniors
d’aujourd’hui restent empreints de la période ou le travail consommait beaucoup
d’énergie et où la nourriture n’était ni diversifiée, ni pléthorique. Quelles doivent
être alors les parts respectives des parents et de l’école dans la transmission des
apprentissages alimentaires ? Quand de nombreux parents avouent leurs faibles
connaissances dans le domaine alimentaire, le rôle de l’école ne devrait-il pas
être renforcé ?
Dans ces conditions, on s’interrogera sur l’intérêt ou non de mettre en
œuvre un programme d’éducation à l’alimentation et sur les actions déjà
engagées dans ce domaine. En effet, les pouvoirs publics, grâce à l’éducation et à
l’information, espèrent conduire les mangeurs à une double prise de conscience :
celle, d’abord, de l’étroitesse du lien entre notre façon de manger et notre santé ;
celle, ensuite, des responsabilités de chacun en la matière : Vis-à-vis de nous-
même mais aussi vis-à-vis de nos enfants et des proches.
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